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Maradona engage un bras de fer avec l’Argentine
26/07/10
Ce lundi ou au moins dans la semaine, Diego Maradona va rencontrer le président de la fédération argentine (AFA) pour parler de son futur à la tête de la sélection. L’AFA va lui proposer de rester et veut lui faire signer un nouveau contrat. Cependant, elle voudrait effectuer le ménage parmi les collaborateur du sélectionneur. Chose qu’il refuse catégoriquement. «S’ils touchent à un cheveu d’un de mes gars, même si c’est le masseur ou l’intendant, je m’en vais, a déclaré Diego Maradona dans l’émission El Show del Futbol sur América TV. J’ai envie de poursuivre l’aventure mais pas avec n’importe qui. J’ai choisi ces gens, je veux continuer de travailler avec eux.»
L’AFA refuse également depuis des mois l’intégration de son ami Oscar Ruggeri comme adjoint. Maradona le voulait déjà pour le Mondial et il ne lâche pas l’affaire : «J’ai déjà demandé et je continuerai à demander à ce que Ruggeri me rejoigne. C’est une lutte permanente. C’est d’ailleurs la première chose que je vais évoquer avec Grondona (le président de la fédération) et s’il refuse, je ne lâcherai pas.»
Après ces déclarations, Diego Maradona a évoqué le Mondial de son équipe, sortie en quarts de finale par l’Allemagne (0-4) : «Le groupe a très bien travaillé pendant le Mondial. On a bien joué… jusqu’à la rencontre face à l’Allemagne. D’ailleurs, je ne l’ai pas revue et je ne la regarderai jamais.» Cela serait peut-être bien de le faire à l’heure de préparer la Copa America qui se déroulera du 14 juin au 3 juillet 2011 en Argentine.
Source : l’équipe
FIFA: Au royaume des borgnes les aveugles sont les rois.
28/06/10
La Fifa a décidé de rester totalement muette après les deux erreurs d’arbitrages qui ont faussé le déroulement des 8e de finale dimanche au Mondial-2010 de football.
Le but refusé à l’Anglais Lampard contre l’Allemagne, alors que les images montrent que la balle a rebondi loin derrière la ligne, et le but hors-jeu accordé à l’Argentine contre le Mexique, visible sur l’écran géant du stade, ont suscité l’indignation, l’émotion et les commentaires passionnés de millions de supporteurs de football.
Seule la Fifa n’a rien à dire.
Le but anglais marqué alors que l’Allemagne menait 2 à 1 aurait changé le cours de la partie. En moins de 5 secondes, la planète entière a vu sur le ralenti qu’il était valable. L’Allemagne a finalement gagné 4 à 1.
Lundi matin, lors de sa conférence de presse quotidienne, le porte-parole de la Fédération internationale de football, Nicolas Maingot, a fait face au feu roulant de questions sur ces incidents, avec une constance remarquable: “Nous ne commentons pas les faits d’arbitrage, et la Fifa et l’International Board (l’organisme qui régit les Lois du jeu) ont déjà donné leur avis sur l’arbitrage vidéo”, a-t-il répété sous toutes les formes, pendant une demi-heure.
Et de renvoyer à un éditorial rédigé par Sepp Blatter au mois de mars, dans lequel le président de la Fifa exposait ses arguments contre l’introduction de la vidéo. Quelques jours plus tôt, le 6 mars, le Board avait rejeté toute idée d’assistance “technologique” aux arbitres.
Pour justifier ce que des millions de passionnés dans le monde trouvent désormais injustifiable, le principal argument de M. Blatter était “l’universalité du football”.
Pour la Fifa, les règles doivent être les mêmes depuis les compétitions de jeunes jusqu’à la Coupe du monde, sans exception. Certains matches, même de haut niveau, expliquait Sepp Blatter, ne bénéficient pas de la même couverture télévisée que la Coupe du monde. Les moyens à la disposition des arbitres ne seraient donc pas les mêmes d’un stade à l’autre. Inacceptable, selon la Fifa.
Mi-naïf, mi-cynique, le patron du foot mondial mettait ensuite en avant “le facteur humain”, qui donne selon lui tout son charme au jeu.
“Les passionnés adorent discuter des incidents du jeu. Ça fait partie de la nature humaine de notre sport”, écrivait-il.
“Quelle que soit la technologie utilisée, en fin de compte, c’est un être humain qui doit prendre la décision finale (…). D’ailleurs, il arrive souvent que, après un ralenti, dix experts différents aient dix opinions différentes sur la décision à prendre”, soulignait le président de la Fifa.
Autres arguments, que la Fifa n’a pas daigné développer lundi, malgré les demandes pressantes: accepter d’utiliser la vidéo sur la ligne de but reviendrait à introduire le ver dans le fruit.
“Qu’est-ce qui empêcherait ensuite d’introduire la technologie pour d’autres aspects du jeu? Toutes les décisions sur toute la surface du terrain seraient bientôt remises en question”, et “cela casserait le rythme” des matches, estimait Sepp Blatter.
Est-il plus grave d’interrompre un match pour vérifier la validité d’un but, ou d’éliminer une équipe du Mondial sur une injustice que le monde entier, sauf l’arbitre, a pu voir ?
Source AFP.



